Quelle est la différence entre hériter et un don bancaire ou manuel ?
Transmettre un patrimoine peut se faire par succession après le décès, ou par un don de son vivant. Voici les principales différences en matière de fiscalité et de sécurité.
Il existe deux manières de transmettre un patrimoine à quelqu'un : le laisser hériter après le décès, ou donner déjà quelque chose de son vivant via un don bancaire ou manuel. Les deux ont des conséquences fiscales, et les deux nécessitent une forme de preuve - mais cette preuve prend une forme très différente dans chaque cas.
Hériter : automatique, mais seulement après le décès
En cas de succession, le patrimoine ne se transmet qu'au moment du décès, selon les règles légales de dévolution ou un testament. Les héritiers paient des droits de succession sur ce qu'ils reçoivent, à des taux qui augmentent avec le montant et avec l'éloignement du lien de parenté avec le défunt. Il n'y a rien à organiser au préalable pour l'héritier : la succession se fait automatiquement, sa preuve étant le décès lui-même ainsi que le règlement successoral.
Donner de son vivant : don bancaire ou manuel
Un don bancaire (argent par virement) ou un don manuel (bien meuble remis de la main à la main) vous permet de donner dès maintenant, plutôt que d'attendre une succession. Aucun notaire n'est requis pour l'un ou l'autre - contrairement à une donation de bien immobilier, qui doit toujours passer par un acte notarié. C'est à vous de choisir si vous enregistrez le don (droits de donation maintenant, aucun risque plus tard) ou non (pas de taxe maintenant, mais une période de risque).
Le risque d'un don peu avant le décès
Quiconque effectue un don bancaire ou manuel non enregistré et décède peu après court le risque que le don soit tout de même compté dans la succession - et donc taxé aux droits de succession au lieu des droits de donation, généralement plus bas. Cette « période suspecte » dure en 2026, dans les trois régions belges, 5 ans pour les dons non enregistrés. Retrouvez les détails de cette période et comment l'éviter dans notre guide sur l'enregistrement d'un don et les droits de donation.
Pourquoi la preuve compte dans les deux cas
Lors d'une succession, le décès lui-même est le point de bascule incontestable : personne n'a besoin de prouver que la succession « a eu lieu ». Pour un don de son vivant, c'est différent : sans document daté, il est difficile après coup de démontrer quand un don bancaire ou manuel a réellement eu lieu, et s'il s'agissait bien d'un don plutôt que, par exemple, d'un prêt. Cette preuve est exactement ce dont d'autres héritiers, l'administration fiscale, ou - en cas de litige - un tribunal auront besoin.
Veelgestelde vragen
Donner de son vivant est-il fiscalement plus avantageux qu'hériter ?
Souvent oui : les droits de donation sur les biens meubles sont généralement inférieurs aux droits de succession, surtout pour les montants importants. Mais cela dépend de votre situation concrète ; consultez un notaire ou un conseiller fiscal pour un avis adapté.
Que se passe-t-il si le donneur décède peu après le don ?
Pour un don bancaire ou manuel non enregistré, si le donneur décède pendant la période suspecte, le don compte tout de même dans la succession et est taxé aux droits de succession.
Puis-je à la fois hériter et donner de mon vivant ?
Oui, cela ne s'exclut pas mutuellement. Beaucoup de gens combinent un don de leur vivant avec un testament pour le reste de leur patrimoine.
Cette page contient des informations générales et ne constitue pas un avis juridique ou fiscal. En cas de doute, consultez un notaire ou un conseiller juridique ou fiscal.
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Vous avez déjà fait un don ? Fixez-le avec une preuve de don signée.
